Face à la multiplication de discours présentant les mutilations génitales féminines (MGF) comme une tradition à préserver ou une identité culturelle à défendre, 11 organisations de la Plateforme des féministes du Tchad ont pris publiquement position contre leur banalisation.
Selon le communiqué, 27 % des femmes et filles âgées de 15 à 49 ans au Tchad ont subi une forme de mutilation génitale féminine, avec une prévalence pouvant atteindre 34 % dans certaines provinces.
Les organisations rappellent également que les MGF sont interdites par la législation tchadienne et contraires aux engagements du pays en matière de protection des droits des femmes et des filles.
Elles appellent notamment à renforcer la protection des filles dans les zones les plus exposées, à garantir l’application effective des textes réprimant les MGF et à lutter contre les discours faisant la promotion de ces pratiques, notamment sur les réseaux sociaux.
Pour les organisations signataires, la lutte contre les mutilations génitales féminines dépasse le simple débat autour des traditions : elle concerne directement la santé, la dignité, l’intégrité physique et les droits fondamentaux des filles et des femmes.
Beauté Africaine, à travers son engagement au sein de cette mobilisation collective, contribue ainsi aux efforts de sensibilisation et de plaidoyer en faveur de l’abandon définitif des MGF au Tchad.


